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  • Rosula Blanc

Haut Vallon d'Arolla

Mis à jour : 22 sept. 2019

Tsarang doit se représenter au Tierspital le 25 septembre pour se faire enlever son attelle à la mâchoire. Je ne peux donc pas partir pour un grand voyage avant cette date. Et si c’est possible de voyager avec Tsarang en octobre dépendra du déroulement de cette intervention. Je prépare différentes variantes de voyage pour le mois d’octobre : avec ou sans Tsarang, à l’étranger ou en Suisse en essayant de trouver la meilleure solution : celle qui est la moins stressante pour les yaks et moi, mais en même temps celle où nous pouvons apprendre le plus et qui permet de faire un parcours intéressant.

Entre temps, Léna qui devait faire la première partie de la traversée vers l’est avec moi est arrivée ici. Nous ramenons Kubilaï à l’alpage et allons chercher Naulekh pour profiter d’une semaine qui s’annonce splendide pour aller faire un trek d’entrainement avec Tsarang et Naulekh. Le but de cette semaine n’est pas de parcourir des kilomètres, mais de passer du temps avec les yaks et de donner du temps et de l’espace à Tsarang de retrouver confiance et plaisir dans la routine des journées de la caravane en montagne. C’est aussi une occasion de tester le matériel et de teambuilding pour humains et yaks.

Le haut vallon d’Arolla est un des endroits le plus beau des Alpes que je ne connaisse. C’est ici que j’amène Tsarang et Naulekh pour notre semaine d’essai. Nous montons à plan Bertol et y restons deux jours.


Nous laissons les yaks libre autour du camps.



Le soir je descend à la rivière faire la vaisselle et chercher de l'eau - tout à coup je vois les deux yaks au loin qui suivent ma trace et descendent à ma rencontre. Nous remontons ensemble le sentier de pierres à la tombée de la nuit dans ce vaste paysage minéral - je pourrais être n'importe ou dans l'Himalaya: une femme nomade qui rentre le soir avec les yaks et de l'eau vers le camp.

Combien j’apprécie d’avoir du temps d’être - être partie de ce paysage austère et grandiose, être partie du troupeau et sillonner la montagne à la recherche de l’herbe. M’ouvrir à cette immensité minérale, à cette austérité sauvage, à cette beauté pure, au vent et à la montagne. Devenir montagne. Devenir yak.





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