Happy birthday Nayan
- Rosula Blanc

- il y a 3 heures
- 2 min de lecture
Aujourd'hui Nayan a vingt ans !
Il devient le yak mâle le plus agé qu'il y a jamais eu en Suisse.

Nayan et Kubilaï sont les premiers yaks qui sont arrivées ici à la Giette il y a 18 ans.
Nayan est d'une nature timide, discrète et un peu distante, il se met en retrait, observe et réfléchit. Je me souviendrai toujours du moment où il a découvert son reflet dans la vitre de la maison. C'était tout au début, quand Kubilaï et lui étaient encore seuls à la Giette. Mais là dans la maison il y avait un autre yak! Nayan l'a appelé, il a fait le tour de la maison pour regarder par toutes les fenêtres, il insistait que ce yak sorte et se joigne à eux. Cela l'a préoccupé pendant au moins une semaine, où il revenait régulièrement voir si le yak était toujours dans la maison. Comme ce yak mystérieux n'est jamais sorti, finalement, il a abandonné. Kubilaï, lui, n'a jamais vu ce yak dans la maison.
En trek aussi, Nayan réfléchit beaucoup, il analyse le paysage et c'est le champion des raccourci!
Il a le corps le plus léger et endurant de tous mes yaks et pendant de longues année, c'est lui qui portait les baggages les plus lourds.
Il n'a jamais été malade, sauf une réaction violente à la première vaccination obligatoire de langue bleu, de laquelle il a failli mourir. J'ai décidé de ne plus jamais le vacciner, c'est pourquoi il n'a jamais participé aux grands voyages à l'extérieur de la Suisse (pour pouvoir traverser les frontières la vaccination est obligatoire). Mais nous avons fait quatre voyages de chaque fois environ deux semaines en Suisse ensemble:
La Transjurassienne en 2014, avec Ogotaï et Alain Perret, 163km du Lac de Joux jusqu'à Bressencourt.
Le trek pour nous rendre à l'OLMA, de Amsteg à Gontenbach (123km), en 2014 aussi.
En compagnie de Lufang, Chélé et Yarloun, Sonja Mathis et Regina Gwerder.
La traversée de Visperterminen à Oberalp (143km) en 2015 avec Julong et Sandrine Seidel.
La continuation de cette traversée vers l'est en 2016, du Lago Ritom à Savognin (134km) avec Naulekh et Sandrine Seidel.
Mais ce qui distingue Nayan le plus des autres yaks, c'est qu'on peut le monter. Il a toujours été doux et attentif à ne pas faire du mal avec ses cornes, c'est la raison pourquoi j'ai osé monter sur son dos. J'étais heureuse comme une gamine d'être assis sur le dos d'un yak et je me laissais promener par Nayan à l'intérieur du troupeau. Je devenais centaure, femme-yak, graçe à lui et je vivais le troupeau différemment sur son dos. Nayan a senti mon émotion profonde et s'est ainsi que ce yak timide s'est ouvert à moi et que nous avons noué une relation très fine, très spéciale. Les moments sur le dos de Nayan font partie des moments les plus heureux vécus avec les yaks.
Et en 2018, quand Myriam, une amie venue en trek avec nous, a eu des problèmes respiratoires, Nayan l'a porté à travers les cols!
Voici un petit collage, des moments les plus forts vécus avec Nayan.
Tellement de souvenirs! Tellement de gratitude! Tellement de joie!
Je suis tellement fière de toi Nayan!
Magnifique anniversaire, mon grand vieux yak!





































































































































































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