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  • Rosula Blanc

Amour

Mis à jour : juil. 11

Nous avons vécu un printemps splendide, lumineux ici en montagne.


La vie n’a pas beaucoup changé pour moi malgré les restrictions. Oui, pas de cours de QiGong et TaiChi et pas de traitement de Shiatsu et acupuncture pour les animaux. Mais le bonheur de ne pas devoir prendre la voiture, d’avoir du temps pour faire du bois et de s’occuper de la terre et le plaisir de voir les parcelles entretenues, débroussaillées. Ranger la cave, laver et carder la laine des yaks, faire l’inventaire des ustensiles de poterie entreposée depuis plus de trois ans… Beaucoup de joie avec les enfants, de beaux échanges dans notre mini-communauté du hameau qui s’intensifient. Noémie, ma filleule, qui monte souvent pour aider, des discussions très intéressantes avec elle. Pleins de choses positives. J’ai vécu cette période comme un « reset » intérieur et extérieur.


Mais plus que cela dure, on se pose quand-même des questions. Nous avons acceptées restrictions avec solidarité envers nos concitoyens, envers les personnes âgées et les personnes à risque, envers les médecins et le personnel soignant, mais que se passe-t-il vraiment « là-bas » à l’extérieur ? D’où viennent ces restrictions, ces messages de peur ? Les semaines d’une vie plus calme, plus centrée font réfléchir. Réfléchir sur notre vie, sur la vie de notre planète. Où allons-nous ? Que pouvons-nous faire ? Que devons-nous faire ?


On commence à chercher des informations, à essayer de comprendre. Mais plus que j’écoute et que je réfléchis je me rends compte que je ne sais pas ce qui est la vérité, ce qui se passe vraiment… Définitivement on ne sait pas tout et on ne nous dit pas tout … Que faire ? Comment agir dans une telle situation?

Ma réponse personnelle est de continuer mon chemin - ce chemin d'une vie simple et proche de la nature dans la montagne - de continuer ma quête spirituelle pour déconstruire mes pensées conditionnées qui jugent et créent des limites, pour élargir ma conscience et ouvrir mon coeur et trouver un courage authentique… être présent, dire ma vérité, vivre avec amour… Apprécier la beauté de chaque instant, partager de la joie, des rêves, de l’inspiration… Tout en restant ouverte, attentive, observatrice...


Aujourd’hui je lis ce texte de Peter Crone qui me parle beaucoup. Je me permets de le partager. Peter Crone est praticien ayurvédique et «mind architect» - une personne que je respecte pour son discernement et sa clarté d’esprit – ses podcasts sont toujours inspirants et riches d'enseignement. Si vous comprenez l’anglais je vous recommande de les écouter.


« I remember when I first got to America, one of the telling signs of what I’d just gotten myself into was when, (of all places), I walked into a frozen yogurt store. Holy smokes! I was inundated with CHOICE. Little did I know it was a harbinger of what was to come… I’d truly entered the land of possibility. And so now here we are collectively on the frontier of yet more choices. Choices that can seem scary, overwhelming, and at times unfair or worse still manipulated.




By now you may have seen the myriad of videos questioning what’s “actually” going on. It’s confusing. Who do we believe? Who can we trust? What course of action do we take? The reality is I don’t know (one of the main tenants of my work, with which most of you are now familiar). But that does not mean we don’t take action. Because what I DO KNOW, is that love prevails. Whether it’s self-love, love for others, or love for Mother Nature. Healing can happen for us all when we authentically come from love.




Sadly, during these times many are choosing not to be authentic. Not to tell the truth. And that’s not love. It’s fear. I share this not to judge. It’s simply an observation. Something for you to investigate for yourself. But consider one of the rudimentary behaviors of being human IS to lie. This doesn’t make us bad. It’s a survival mechanism. Children lie. (After all, that’s where it starts.) Parents lie. Attorneys lie. Doctors lie. Leaders lie. This isn’t to point fingers or inspire guilt. Not my style. But, and this is the tough part, I do point it out to recognize there are always consequences to be responsible for. And as the positions of power become greater, so lies become more detrimental. The impact far more damaging. And the divisiveness far more insidious. And in these trying times, the consequences can be truly devastating. But, here’s the good news. It’s all a CHOICE.




I don’t know who you are reading this. Whether you’re a parent, a teacher, an executive, a public servant, or a barista at the local coffee shop. But I do know you always have a choice. It might feel for some of us that our choices are insignificant. Rationalizing that we can’t do anything about the horrific collateral damage affecting millions. But I assert we CAN. We make choices every day that carry consequences and make a difference. Choices that determine our health. Choices that affect our loved ones. Choices that impact the environment. Choices that test the true intentions of our leaders. Choices that ideally lead to a better future.




Whatever actions you choose, I ask you to choose from love. Not in some naïve Pollyanna kumbaya fashion. No. In a way that actually makes a difference. That makes us accountable for the choices we make every day. We ALL have an impact. How we treat ourselves. How we treat others. And how we treat our planet. And maybe most importantly right now, how we’re willing to be treated by others. I for one have no interest in being anything other than loving and kind. I assert that is our true nature. And for that reason, I equally will not tolerate being treated with anything but love and kindness.




If choosing love seems too ethereal or esoteric, I find this question revealing: Is what you’re about to do going to harm anyone? If you can’t choose love, then I ask you please choose NO HARM. I’ve not lost faith in the land of possibility that I stepped into many years ago. But as in any historical times like these, there are always difficult choices to make. We’re on the verge of a new chapter and I feel it’s incumbent upon all of us to realize we get to say what that looks like. The power of choice and commitment are ours to make. Here’s to making sure our land of possibility doesn’t become a land of constraint. A land of no choice. But rather becomes a land of awakening. And with it, a land of greater unity and harmony. As in any beautiful and healthy relationship, everyone wins when love is the prevailing force. And as the saying goes, if you love someone, set them free. I choose love because as you all know, I always choose freedom. 



With love, PC »



Ce texte ne me parle pas seulement vu la situation actuelle, mais aussi parce que de plus en plus je reconnais la force de cette attitude "to come from love" dans la relation avec mes yaks. Amour et animaux ce sont des mots qui ont souvent été utilisé en ridicule, désignant un sentimentalisme ou humanisation des animaux tout en dénigrant des émotions aux animaux. Mais l’amour ce n’est pas cela. C’est quelque chose beaucoup plus vaste, universel, c’est un état d’être, c’est une ouverture énergétique, c’est une qualité de présence. Amour est confiance, bienveillance, patience, un regard 100% positif et un espace ouvert. Un immense espace de rencontre.

Les animaux sont des êtres vivants égaux à nous. Ils sont capables de donner et de ressentir de l’amour. Rencontrer les yaks avec un cœur ouvert et de l’amour profond ouvre une nouvelle voie.

J’ai toujours aimé mes animaux, mais je suis beaucoup plus consciente de cet amour et l’effet sur notre relation depuis l’accident de Tsarang et depuis le voyage seule avec Naulekh l’année dernière. A ces deux yaks me lie un amour profond et cela transforme notre relation. J’ai encore du mal à l’exprimer, mais c’est comme une porte vers un autre monde. Une confiance, une complicité, une bienveillance, une aisance, une douceur… tous les mouvements de Naulekh et Tsarang se sont adoucis, il y a beaucoup moins de conflits dans notre relation, je les rencontre avec une immense confiance et ils répondent à cette confiance…

Un chemin à suivre, à explorer, à s’abandonner, à aller plus loin, plus profond…


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